Après un squat, l'état du logement peut aller de quelques dégradations à une insalubrité lourde. Avant de remettre le bien en location ou de le réintégrer, il faut traiter à la fois l'aspect juridique, sécuritaire et sanitaire.
💡 Premier réflexe : documentez l'état du logement dès la récupération des lieux avec photos, vidéos et constat si nécessaire.
Les démarches légales
Conservez toutes les preuves des dégradations et rapprochez-vous de votre assurance. Selon le contexte, vous pourrez engager une déclaration de sinistre, un dépôt de plainte ou une action contre l'occupant si son identité est connue.
La sécurisation du logement
- Changer les serrures rapidement
- Vérifier l'installation électrique et le gaz
- Contrôler les accès, fenêtres et cave
- Mettre hors d'usage les zones dangereuses si besoin
Évaluer la remise en état
Un logement squatté nécessite souvent l'évacuation d'encombrants, le retrait des déchets, la désinfection, le traitement des odeurs, voire une dératisation. Si des sanitaires ont débordé ou si des denrées ont pourri, l'intervention doit être traitée comme un chantier insalubre.
Assurance et prise en charge
La couverture dépend de votre contrat. Certaines garanties vandalisme ou dégradations peuvent prendre en charge une partie du nettoyage et des réparations, mais demandent souvent des justificatifs précis et des devis distincts.
Avant de relouer
- Faire contrôler les équipements essentiels
- Supprimer les odeurs résiduelles
- Vérifier l'absence de nuisibles
- Conserver les factures et attestations de remise en état
✅ Bon réflexe : séparez le devis nettoyage, le devis remise en peinture et le devis serrurerie. Vous aurez un dossier plus clair pour l'assurance et pour vos éventuels recours.